On constate en l’état actuel des choses que le monde autour de nous évolue, change, et de nouvelles mesures existent, comme par exemple l’autoconsommation. Mais de quoi s’agit-il ? Que dit la loi ? Et pourquoi les entreprise adhèrent-t-elles de plus en plus à ce concept ?

Qu’est ce que l’autoconsommation ?

Depuis un certain temps, l’écologie et le respect de la planète sont au centre de nombreuses préoccupations. Le principe même de l’autoconsommation est de permettre aux particuliers et aux entreprises via leur propre installation, quelle soit solaire, liée au vent ou encore à l’eau, de créer une énergie qui sera convertie en courant et qui alimentera de manière autonome le logement ou toutes les parties de l’entreprise.

De ce fait, l’impact énergétique sur l’environnement sera diminué, car il y a aura moins de perte. Les factures liées à un fournisseur d’énergie seront largement allégées, et les entreprises pourront même bénéficier d’exonérations de taxes dans un futur proche. Si actuellement, l’autoconsommation peine à séduire les particuliers, de plus en plus d’entreprises, elles, ont décidé de s’y mettre.

Pourquoi l’autoconsommation intéresse-t-elle les entreprises ?

En 2017, EDF a lancé une vaste étude sur l’hexagone qui a mis à jour que 83 % des dirigeants de société étaient intéressés par l’autoconsommation et 56 % d’entre eux étaient d’accord pour se lancer dans les installations nécessaires pour y parvenir. On constate même que 44 % d’entre eux souhaitaient devenir totalement autonomes, alors que seulement 15 % des particuliers auraient les mêmes aspirations. On constate aujourd’hui un gros boum dans le secteur ; en effet, plus de 16,3 % des entreprises ont commencé l’installation de panneau solaire photovoltaïque, et on compte sur 30 % de plus d’ici à 2030.

Pourquoi les entreprises sont-elles de plus en plus intéressées ? Parce que l’autoconsommation leur ouvre la porte à de nombreux avantages. Bien entendu, les économies sur les factures entrent en ligne de compte, mais pas uniquement. L’État aide à ce nouveau mode de consommation, ainsi qu’EDF, qui permet la revente du surplus d’énergie. Il faut, en termes d’économie, aussi parler des heures creuses et des heures pleines : le gros de la consommation d’une entreprise se fait de jour, soit en heures pleines, là ou l’électricité est la plus chère. Le gros plus de l’autoconsommation se fait donc sentir rapidement. De plus, cette action est éco-responsable.

Quel est le bénéfice que nous pouvons en tirer ?

Bien entendu, l’intérêt des entreprises dans ce secteur ne passe pas inaperçu et interroge. Mais y aura-t-il  des retombées pour les particuliers ? Il faut savoir, dans un premier temps, que l’arrivée massive de l’autoconsommation dans les entreprises aura sur le particulier un fort avantage. En effet, plus les équipements type panneaux photovoltaïques ou éoliennes seront vendues, et plus leur coût diminuera : il s’agit d’une relation de cause à effet assez classique entre l’offre et la demande, ce qui les rendra plus abordable et donc plus intéressants à acquérir. 

De plus, les employés qui travaillent dans des entreprises où l’autoconsommation est utilisée ont tendance à eux-mêmes être plus ouverts à une installation des équipements à leur domicile, et ainsi augmentent le chiffre de la population qui s’investit dans ce type de projet. Le fait que ces entreprises puissent revendre leur surplus de production amènera forcément à une baisse du coût de l’énergie. Leur implication sur le plan économique permettra donc à long terme de baisser de manière significative le prix de l’électricité pour tous, mais bien entendu, nous parlons dans le long terme.  

Les entreprises françaises sont-elles à la traîne dans le secteur ?

Si on constate donc une forte hausse de l’autoconsommation dans nos entreprises françaises, on peut se demander ce que cette tendance donne chez nos voisins européens.  Il semble justement que la France ne soit pas la meilleure élève dans le domaine. Au niveau de l’Europe, le pays qui utilise le plus l’autoconsommation semble être l’Allemagne, suivie de l’Italie puis enfin de l’Espagne ; la France serait encore bien à la traîne. 

Cependant, ce classement réalisé par un grand quotidien ne tient compte que des installations photovoltaïques, qui sont certes le moyen préféré actuellement pour réaliser son installation mais qui sont loin d’être le seul. N’oublions pas que l’on peut obtenir de l’énergie via le vent et l’eau. On remarque que ces procédés ne sont actuellement pas forcement exploités au maximum de leur possibilité. Mais on peut être sûr que d’ici à quelques années, l’autoconsommation permettra d’utiliser tous les moyens afin d’optimiser les différentes installations.

Il faut donc saluer l’engagement des entreprises françaises qui œuvrent pour une amélioration de notre environnement, même si elles en tirent des bénéfices non négligeables. Espérons que leur exemple permette aux particuliers de faire aussi bien, et ainsi rejoindre nos voisins allemands sur le podium des pays européens qui œuvrent pour l’environnement.