Réaliser des travaux dans sa maison ou tout simplement en lançant sa construction une sont des projets qui nous tiennent à cœur et qui sont souvent très coûteux. Personne n’aimerait voir de telles œuvres ne pas perdurer dans le temps. Pour protéger ces dernières, des garanties de long terme existent, voyons cela ensemble.

Protéger les travaux que vous réalisez vous-même

77% des Français se considèrent comme étant des « bricoleurs », parmi ces 77%, nombreux sont ceux réalisant des travaux ou des constructions d’envergures eux-mêmes. Cela peut passer par une simple pose de parquet, à l’application d’un nouveau revêtement sur certaines façades, en passant par une rénovation de salle de bain ou bien même l’agrandissement ou la construction de leur propre maison !

Cependant, ces travaux plutôt « lourds » peuvent avoir des répercussions désastreuses sur votre habitat en cas de malfaçons ou de faits d’éléments externes (vices du sol, intempéries, …).

Que feriez-vous si la pièce de vie que vous venez de construire à l’étage n’est pas viable ? Si le sol s’effondre ? Si la plomberie déclenche des dégâts des eaux pouvant rendre impropre la vie dans votre foyer ou affaiblissant l’ossature de ce dernier ?

Bien évidemment, notre objectif n’est pas de vous décourager à entreprendre certains travaux vous-mêmes, même s’il est vrai que recevoir l’aide d’un expert n’est jamais une mauvaise idée en soit.

Non, plutôt, nous souhaitons vous éclairer sur certains risques ainsi que les solutions existantes pouvant vous permettre d’éviter certains d’entre eux qui pourraient vous mettre dans une situation très peu confortable.

Afin de garantir vos travaux, il y a deux assurances que vous pouvez souscrire en tant que particulier. Ces garanties ne sont pas toutes obligatoires pour vous, mais le sont pour les professionnels. Cependant, il vaut mieux prévenir que guérir, vous comprendrez aisément qu’il vaudra mieux posséder ces assurances avant de débuter vos chantiers personnels.

Ici nous parlons donc de la garantie dommages-ouvrages (obligatoire si vous construisez une maison ou une extension de maison) et de la garantie décennale. Bien que ces deux assurances aient un coût, elles vous offriront une certaine sérénité en plus de solides garanties financières en cas de pépin.

La garantie décennale en bref

La décennale permet de protéger vos œuvres sur une période de 10 ans et assure votre responsabilité en tant que « constructeur particulier ».

La garantie va donc vous aider à couvrir pendant 10 ans vos œuvres dans le cas où ces dernières subiraient un dommage pouvant compromettre la solidité de votre bâti, de l’œuvre ou d’œuvres indissociables de votre demeure.

Si vous vendez votre maison moins de 10 ans après la réalisation des travaux, la décennale vous offrira une protection juridique dans le cas où les nouveaux propriétaires vous tiennent responsable de certains dommages aperçus sur certaines des œuvres que vous avez réalisés vous-même.

La garantie dommages-ouvrages en bref

La dommages-ouvrages est en fait une garantie qui vient compléter la décennale et certains de ses défauts.

En cas de dommages d’ordre décennale (tous les dommages pouvant rendre non viable ou impropre un bâtiment pour faire simple), le maître d’ouvrage ne reçoit pas tout de suite une compensation financière pour traiter les dégâts.

Il faut attendre plusieurs semaines qu’une décision interne à la compagnie d’assurance soit prise selon les recommandations de l’expert dépêché sur les lieux.

Toutefois, vous n’allez pas rester dans une maison endommagée à attendre les bras croisés. La dommages-ouvrages vous permet de débloquer des fonds de manière immédiate afin de couvrir vos dommages d’ordre décennales.

La décennale et la dommages-ouvrage pour les pros, ça marche pareil ?

Les professionnels ont l’obligation de souscrire ces deux assurances, dans le cas inverse, ils ne peuvent exercer leurs activités. À l’inverse des particuliers ayant tout de même l’obligation de souscrire une dommages ouvrage, les professionnels eux risquent des sanctions pénales en cas de défaut de couverture.

Le fonctionnement reste le même sauf que c’est le professionnel qui prend ses responsabilités et paie les cotisations d’assurance, pas le particulier.

En cas de dommages, il est possible de contacter son artisan afin de mettre en œuvre des réparations à l’amiable avant que l’assurance ne réalise les dédommagements financiers.

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